Le 23 juin 2016, les Britanniques ont choisi de quitter l’Union européenne (UE). A la suite du déclenchement de l'article 50 du traité sur l'UE, le Royaume-Uni et les 27 autres pays membres se sont donnés deux ans pour préparer la sortie effective du pays.

Retrouvez sur cette page les dernières analyses sur le Brexit des experts de Natixis IM et en comprendre les conséquences sur les marchés financiers. 
ELECTIONS GENERALES AU ROYAUME-UNI



Esty Dwek, Responsable de la Stratégie de marchés,
Natixis IM Solutions.
 
 Le 13 Décembre 2019
Que s'est-il passé ?
  • Comme attendu, Boris Johnson et le Parti conservateur ont remporté les élections générales d'hier, un référendum de facto sur le Brexit. Les Conservateurs ont obtenu la plus grande majorité depuis 1987, soit 362 sièges sur 650. Cela permettra à M. Johnson de passer son accord de retrait sans modification.
  • Nous nous attendons à ce que l’accord de M. Johnson soit approuvé avant le 31 janvier, et peut-être même d'ici la fin de l'année étant donné sa majorité, ce qui implique que le premier chapitre de la saga Brexit est maintenant clos. Le chapitre suivant – la période de transition – peut commencer.
  • Le parti travailliste a subi sa pire défaite depuis 1935, ne remportant que 191 sièges. M. Corbyn a donc annoncé sa démission. 
  • En parallèle de l’annonce d’un accord ‘phase un’ entre les Etats-Unis et la Chine, les marchés et le sterling ont grimpé, le câble atteignant son plus haut depuis 19 mois, atour de 1,3464 actuellement. Les actions européennes indiquent une hausse de plus de 1%, tandis que le FTSE 100 reste stable en raison de la force du sterling. Les gilts se sont retirés avec un rendement sur 10 ans atteignant 0.82%. 
Et ensuite ? 
  • Les résultats d'hier impliquent que M. Johnson « en finira avec le Brexit ». Toutefois, son plan visant à conclure un accord commercial d'ici la fin de 2020 risque de se heurter à des difficultés. En effet, le gros travail commence maintenant et il est peu probable qu'un accord, même léger, puisse être conclu en moins d'un an.
  • Le risque d'un Brexit sans transaction demeure donc, puisque M. Johnson a déclaré qu'il ne demandera pas de prolongation de la période de transition et qu'il partira sans accord commercial si nécessaire. À notre avis, ce risque demeure relativement faible et nous nous attendons à ce que sa dernière promesse se déroule comme sa promesse du 31 octobre, avec des prolongations. Les accords commerciaux ne se négocient pas aussi rapidement, et même si tout le monde aimerait en finir avec le Brexit, nous croyons que la bonne volonté maintiendra les deux parties dans les négociations. 
  • Bien que la clarté sur la situation de Brexit soit positive, 2020 restera probablement une année compliquée de négociations et de gros titres en montagnes russes. Par conséquent, une certaine incertitude persistera et les actifs britanniques et européens pourraient demeurer volatils.
  • En outre, avec cette majorité, M. Johnson devrait également réformer de nombreuses institutions et se concentrer sur relancer la croissance, qui montre de plus en plus de signes de fragilité. 
  • Enfin, avec 55 sièges remportés par le Parti national écossais, une nouvelle élection sur leur indépendance sera probablement annoncée. 
Allocations :
  • Les marchés boursiers et la livre sterling ont rebondi sur ce premier résultat et les entreprises devraient bénéficier d'une réduction de l'incertitude, mais nous croyons que des progrès sur un accord commercial complet seront nécessaires pour une nouvelle hausse, durable.  
  • La croissance au Royaume-Uni devrait également rester faible, et la Banque d'Angleterre pourrait avoir besoin de réduire ses taux l'an prochain en guise de soutien.
  • Si l'amélioration des relations commerciales entre les États-Unis et la Chine se poursuit, comme nous le prévoyons, le contexte mondial continuera de s'améliorer en 2020, soutenant les actifs risqués. Même si nous croyons qu'un accord ambitieux risque de s'avérer illusoire, il est probable que des accords plus petits et des discussions continues favorisent la croissance et le commerce à l'échelle mondiale.
  • Ensemble, ces évolutions devraient soutenir les actifs européens, qui ont encore du retard à rattraper. Cependant, ils auront besoin de rendements plus élevés. Bien qu'il s'agisse de notre scénario de base, nous croyons que la hausse restera contenue étant donné une croissance encore fragile et une inflation faible.
POINT SUR LE BREXIT ET LES MARCHÉS




Esty Dwek, Responsable de la stratégie de marchés,
Natixis IM Solutions.
 
 Le 04 novembre 2019
VOTE SUR LE BREXIT #3



Esty Dwek, Responsable de la stratégie de marchés,
Natixis IM Solutions.
 
 Le 29 octobre 2019
  • Après trois refus, le Parti Travailliste britannique a finalement donné son accord pour la tenue d'élections générales anticipées entre le 9 et le 12 décembre. Le Parlement britannique votera aujourd'hui à ce sujet, mais l'approbation est désormais attendue.
  • Ces élections seront considérées comme un référendum de facto sur le Brexit et sur l'accord de Boris Johnson avec l'Union européenne.
  • La prolongation de trois mois jusqu'au 31 janvier 2020 accordée par l'UE peut être plus courte si M. Johnson parvient à obtenir l'approbation de sa version de l'accord.
  • Selon nous, M. Johnson et les Conservateurs devraient remporter les élections, et avec une majorité pour faire passer l’accord avec l'UE. D'autres options, par ordre de probabilité : l'absence de majorité et le besoin d'une coalition, augmentant ainsi le risque d’amendements ; l'absence de majorité et un deuxième référendum ; une victoire Travailliste et un deuxième référendum.
  • Le risque d'un Brexit sans accord a été pratiquement éliminé avec l'extension accordée par l'UE. De plus, M. Johnson a montré qu'il respecterait la loi, ce qui signifie que même si une autre prolongation était nécessaire, il la demanderait s'il y était contraint.
  • Nous nous attendons à ce que l'incertitude du Brexit continue de s'estomper, et nous maintenons une vue constructive sur les actifs européens.
     
POINT SUR LE BREXIT ET LES MARCHÉ





Nuno Teixeira, Directeur de gestion cross-asset,
Natixis IM Solutions.
 
 Le 25 octobre 2019
VOTE SUR LE BREXIT #2



Esty Dwek, Responsable de la stratégie de marchés,
Natixis IM Solutions.
 
 Le 24 octobre 2019
  • Le Parlement britannique a voté en faveur de l'accord de Boris Johnson (329 contre 299), mais a ensuite rejeté le calendrier accéléré de M. Johnson qui aurait voulu approuver et signer l'accord dans la semaine à venir.
  • La victoire a été remportée avec 19 voix du Parti travailliste, bien que le DUP d'Irlande du Nord ait voté contre.
  • Le rejet du calendrier accéléré signifie que le Royaume-Uni ne quittera probablement pas l'UE d'ici le 31 octobre et qu’une extension sera nécessaire pour que les députés puissent débattre et éventuellement proposer des amendements à l'accord. M. Johnson a tout de même dit à l'UE qu'il ne voulait pas de prolongement, mais il risque de ne pas avoir le choix.
  • À notre avis, les résultats possibles sont maintenant les suivants : 1) l'accord de Johnson est approuvé (avant ou après le 31 octobre) ; 2) l'accord de Johnson est approuvé, mais sujet à un deuxième référendum ; 3) les députés suggèrent trop d'amendements et M. Johnson demande des élections anticipées pour qu'il puisse adopter sa version de l'accord. Des élections anticipées sont également probables dans les deux premiers scénarios.
  • Dans l'ensemble, la probabilité que les discussions Brexit se poursuivent au-delà du 31 octobre reste élevée.
  • Le risque d'un Brexit sans-accord continue de s'estomper à notre avis, et nous maintenons notre positionnement plutôt constructif.
LES DATES CLÉS
FOIRE AUX QUESTIONS
La France est-elle prête pour un Hard Brexit ?
Une ordonnance du 6 février 2019 a été publiée au Journal Official en matière de services financiers :
Cet article habilite le Gouvernement à prendre par voie d'ordonnance avant le 20 janvier 2020 les mesures relevant du domaine de la loi en ce qui concerne : « L'accès des entités françaises aux systèmes de règlement interbancaire et de règlement livraison des pays tiers, dont le Royaume-Uni, en assurant le caractère définitif des règlements effectués au moyen de ces systèmes, la désignation d'une autorité compétente pour la supervision des activités liées à la titrisation, l'introduction de règles spécifiques pour la gestion de placements collectifs dont l'actif respecte des ratios d'investissement dans des entités européennes, la continuité de l'utilisation des conventions-cadres en matière de services financiers et la sécurisation des conditions d'exécution des contrats conclus antérieurement à la perte de la reconnaissance des agréments des entités britanniques en France. »
Quelle est la position de L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) sur le Brexit ?
L’AMF a communiqué à de nombreuses reprises depuis l’annonce du Brexit. En particulier, retrouvez le discours de Robert Ophèle, président de l'AMF sur le thème "La régulation financière à l’épreuve du Brexit".

Lire le discours.
L’Angleterre perd-elle son statut de membre de l’Union Européenne et du bénéfice du Passeport financier le jour du Brexit ?
Oui la perte du statut de membre de l’UE engendre pour le Royaume-Uni la perte de la vente de produits et services au sein l'Espace économique européen (EEE). A défaut d’accord, la commercialisation et la gestion de fonds d’investissement de l’Angleterre vers les autres membres de l’UE (ou inversement) ne sont plus possibles.
Sources : AFG, AMF, legifrance.gouv.fr, Natixis IM.
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